11.07.2012
Éclaircie en hiver
Le bleu renaît du gris, comme la pulpe éjectée d’un raisin noir.
Toute l’atmosphère est comme un œil trop humide, où raisons et envie de pleuvoir ont momentanément disparu.
Mais l’averse a laissé partout des souvenirs qui servent au beau temps de miroirs.Il y a quelque chose d’attendrissant dans cette liaison entre deux états d’humeur différente. Quelque chose de désarmant dans cet épanchement terminé.Chaque flaque est alors comme une aile de papillon placée sous vitre,
Mais il suffira d’une roue de passage pour en faire jaillir la boue.
Francis Ponge, Pièces, dans Œuvres complètes, I, Gallimard, La Pléiade, p. 720-721.
Byron, le roi des chats, endormi profondément. Ses favoris dressés, il prend tranquillement le soleil. Il a une vraie toison, douce et chaude comme une couverture en laine angora. Les matins d'hiver ensoleillés sont des moments magiques lorsqu'on peu se payer le luxe de trainer un peu ; tout y est paisible et beau.
11.06.2012
Cheers
Il aura fallut un commentaire, presque deux ans jours pour jours après la création de cet espace qui se voulait être "d'expression, pour me redonner l'envie.
Merci à toi d'être tombé ici et de m'avoir écrit. Merci à toi de m'avoir rappelé les raisons pour lesquelles j'avais commencé à investir cet espace. La beauté, ici, là, ailleurs et en tous lieux, je veux la partager.
Nue mais chaussée de ballerines. Dis-moi Hopper, pourquoi ?
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